bezperan

Date
jeudi 01 Avr 2027
Heure
20h00

Collectif Bilaka

1h • catégorie 2 → de 8 € à 22 €

idée originale Arthur Barat, Zibel Damestoy, Xabi Etcheverry et Daniel San Pedro
mise en scène Daniel San Pedro
musique Xabi Etcheverry
chorégraphie Arthur Barat, Zibel Damestoy, Ioritz Galarraga Capdequi et Oihan Indart bertsu Maialen Lujanbio Zugasti
regard extérieur à la danse Martin Harriague
danseurs Izar Aizpuru Lopez, Arthur Barat, Zibel Damestoy, Ioritz Galarraga Capdequi, Oihan Indart, Ioar Labat Berrio, Maialen Mariezkurrena Artola et Aimar Odriozola Pellejero
percussions Stéphane Garin
guitare Paxkal Irigoyen
violon, alto Xabi Etcheverry
accordéons, mandole, percussions Patxi Amulet
scénographie Camille Duchemin
lumières Alban Sauvé
réalisation décor, accessoires Annie Onchalo et Frédéric Vadé
confection costumes L.Couture – Laetitia Campo
régie générale et son Oihan Delavigne
régie lumière Naia Burucoa
phonographie Marc Namblard

Une danse pleine de désir et d’envolées rythmiques pour célébrer le printemps

Dans cette pièce chorégraphique, à la lisière du théâtre, le collectif Bilaka et le metteur en scène Daniel San Pedro convoquent un imaginaire singulier et puissant. Laissez-vous emporter par l’énergie de leur troupe.

Bezperan, qui signifie « à la veille de », explore les liens entre rites anciens et préoccupations contemporaines. Par une nuit d’hiver enneigée, lors d’une veillée, des hommes et des femmes s’adressent aux abeilles et implorent la terre pour un renouveau. Au Pays Basque, les dieux ne résident pas dans le ciel, mais sous la terre. La sève remonte, porteuse d’un élan vital qui traverse corps et esprits.

Portée par huit danseurs et quatre musiciens, cette création réinvente les traditions à travers une approche contemporaine mêlant danse, musique et théâtre. Nourri des danses basques, soutenu par une musique cadencée jouée en direct, le ballet de Bilaka offre une danse physique, organique, brute, sauvage, pleine de désir, de sensualité et d’animalité.

Plus qu’un spectacle, Bezperan est une célébration du lien entre l’homme et la nature, un rituel entre héritage et modernité.

 

spectacle accueilli dans le cadre d’Animage, en partenariat avec le lycée Martin Luther King -Narbonne et le PNR de la Narbonnaise

Production déléguée : Scène nationale du Sud-Aquitain.
Coproduction : Bilaka ; CCN Malandain Ballet Biarritz ; Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine ; Espaces Pluriels – Scène conventionnée de Pau ; TAP – Scène nationale de Grand Poitiers ; Le CCN – Ballet de l’Opéra national du Rhin dans le cadre du dispositif Accueil Studio 2025 ; Mille Plateaux – CCN La Rochelle ; Théâtre des Quatre Saisons – Scène conventionnée de Gradignan ; Les 3T – Scène conventionnée de Châtellerault.
Soutiens : Département des Pyrénées-Atlantiques dans le cadre de l’aide à la création.

Le collectif Bilaka est conventionné par la DRAC Nouvelle-Aquitaine, la Communauté d’agglomération Pays basque et la Ville de Bayonne ; il est également soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département des Pyrénées-Atlantiques, l’Institut culturel basque et l’Institut basque Etxepare ; enfin, il est artiste compagnon de la Scène nationale du Sud-Aquitain et du CCN Malandain Ballet Biarritz.

Avec le soutien du programme Pyrenart II financé par l’Union européenne à travers le programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027).
Photo © Charlotte Costa

BERTSUAKA
gur erleak, agur isil bat
zaintzen gaituzuenontzat…
Berri gaizto bat iritsi zaigu
dolutuz gure bihotzak:
Hil da negua, joanak dira gau
luze ta egun motzak... zuen
ezkoan gure sugarrek urtu
dituzte izotzak. 

Argizaiola beharrik ez da
udaberriko argianuda
beroa helduko zaigu bere
ibili nagian   
ta larrazkena itzali
ondotik aroz-aroko
aldian
galdu ez bada berriz negua
itzuliko da, agian... 

Erle gaixuak kantu hau zuei
eskari eta omentzat.
Garai ilunok bizi ditugu
azken-aurreko orentzat.
Elkar laguntza beharko
dugu bizi garen
ororentzat... biharamunik
izanen bada gure bezpera
hunentzat... 


BERTSUAK (traduction)
Chères abeilles
qui veillez sur nous, d’un salut silencieux
nous venons vous annoncer une triste nouvelle
qui endeuille nos cœurs : l’hiver est mort.
Dans votre cire,
nos imprudentes braises ont fait fondre les glaces.

Nul besoin de votre cire
dans la lumière du printemps, de son pas nonchalant 
viendra l’été ardent.
Et l’automne à son crépuscule, fidèle à
l’inexorable cycle du temps,
laissera place à l’hiver,
nous l’espérons.

Abeilles bien-aimées,
ce chant vous est adressé.
En ces temps obscurs, présages
d’une fin certaine, nous vous implorons.
Que votre lumière nous accompagne, vivant(e)s et survivant(e)s,
que cette veille éternelle soit la promesse d’un nouveau lendemain.