La Mouche

- vendredi 30 Oct 2026
- 22h15
Spécial Halloween
La Mouche
1h36, Grande-Bretagne, Canada, U.S.A., 1986
Avec Jeff Goldblum, Geena Davis, John Getz
Prix spécial du jury – Avoriaz 1987
Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Après avoir fait ses premières armes dans une brillante équipe, il se décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la « téléportation », qui consiste à transporter la matière à travers l’espace. Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement il ne s’aperçoit pas qu’une mouche fait partie du voyage.
Vendredi 30 octobre – 22h15
PRESSE
Au sommet du body horror, David Cronenberg fait virevolter l’horreur avec de grands élans romanesques et romantiques. Si La Mouche résiste aussi bien à l’épreuve du temps, c’est grâce à cette précision des sentiments – qui sonnent juste – et à ce soin apporté aux personnages. L’histoire qu’il nous raconte est parfaitement plausible, fondée sur des dérives scientifiques et des desseins existentiels déjà contemporains. Idéale porte d’entrée à l’univers du réalisateur, le long-métrage a gardé son potentiel d’attraction pour toutes ces raisons, en s’employant à mettre en scène des protagonistes réalistes, victimes d’un malheureux coup du sort. Les années ont, dès lors, beau s’écouler, le combat d’un homme confronté, bien trop tôt, à son animalité et à sa déchéance, conserve le même pouvoir de fascination, la même emprise tétanisante sur un spectateur conscient qu’un simple battement d’ailes peut anéantir une vie. lebleudumiroir.fr
Cette fable noire — médicale, entomologique, poétique, osons-le, métaphysique — explore nos angoisses, en créant des cauchemars pénétrants. Pas de doute : Cronenberg, cinéaste visionnaire de la matière organique, faisait mouche ici une fois de plus, en offrant au cinéma fantastique toutes ses lettres de noblesse. Télérama
Aujourd’hui, La Mouche n’a perdu ni son éclat ni sa poésie et reste actuel tout en étant parfaitement témoins des tracas de l’Amérique des années 1980, Si sa vision n’était pas aussi éprouvante, on en redemanderait presque ! Critikat