Trois adieux
- mercredi 02 Sep 2026
- 20h30
Prochaine occurence
Trois adieux
De Isabel Coixet
2h00, Italie, Espagne
Avec Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi…
Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l’appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l’envie de vivre sans peur.
Le film parle de l’être humain et de notre difficulté à communiquer, de l’amour et de la mort, de la douleur et de notre obsession à vouloir l’effacer quand, en réalité, on ne peut pas l’éliminer, seulement apprendre à vivre avec. Nous vivons dans une société centrée sur le matériel, où l’immatériel semble n’avoir aucune valeur jusqu’à ce que la souffrance, la maladie ou la séparation déchirent le décor.. Isabel Coixet
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« Le film parle de l’être humain et de notre difficulté à communiquer, de l’amour et de la mort, de la douleur et de notre obsession à vouloir l’effacer quand, en réalité, on ne peut pas l’éliminer, seulement apprendre à vivre avec. Nous vivons dans une société centrée sur le matériel, où l’immatériel semble n’avoir aucune valeur jusqu’à ce que la souffrance, la maladie ou la séparation déchirent le décor. Le film dit aussi que la vie est courte et qu’elle ne mérite pas d’être perdue en angoisses inutiles. » Isabel Coixet
Depuis Ma vie sans moi ou The Secret Life of Words, Isabel Coixet n’a cessé d’explorer des personnages confrontés à la perte, à l’isolement ou à des blessures invisibles, sans jamais céder au spectaculaire ni instrumentaliser la souffrance. Trois adieux prolonge admirablement ce geste, avec peut-être une forme de maturité nouvelle. Refusant constamment le mélodrame, la cinéaste filme des êtres qui continuent simplement à vivre : cuisiner, rire, se souvenir, se disputer parfois, tenter maladroitement de dire ce qui n’a jamais été formulé. La ville de Rome, filmée dans les quartiers de Trastevere et Testaccio, devient alors un personnage à part entière, vibrante, lumineuse, indifférente à la tragédie intime qui se joue en son sein. Et c’est précisément cette indifférence du monde qui rend la solitude de Marta plus bouleversante encore. le bleu du miroir